Azalaïs

Azalaïs est issu de l'ensemble Tard-Quand-Dîne, qui explore depuis 1995 les chants de troubadours et la musique traditionnelle, en les revisitant d'une interprétation passionnée et d'une instrumentation moderne.
Il est dirigé par Céline Magrini, docteur de l'Université de Provence, spécialiste de la langue et de la littérature provençales, chanteuse et conférencière, ainsi que par Vincent Magrini, son frère, musicien, compositeur, interprète.
Bienvenue dans ce blog destiné à présenter les diverses prestations, concerts et spectacles de l'ensemble Azalaïs.


La novia, chanson séfarade

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CONCERT AZALAÏS

Chansons de femmes des XIIe et XIIIe siècles

En Languedoc, au XIIIe siècle, une femme peut hériter d’un fief, et se retrouver, comme un homme, à la tête d’un ou plusieurs castels, de quelques villages et de leurs terres, d’une poignée d’hommes d’armes.
Peut-être, qui sait, fut-ce le cas de Na Castelloza (née vers 1200), dame châtelaine d’Oza, en Cantal. En ce temps-là, le midi de la France connaît l’apogée d’un art qui y a pris naissance et qui rayonne désormais sur toute l’Europe : l’art des troubadours. L’art du trobar est l’art de trouver des «sons», dans les mots et dans les notes, et de ciseler une poésie fine, complexe, travaillée, cherchant à exprimer toutes les subtilités des émotions humaines et de cette langue romane qui vient de naître.
Na Castelloza, comme beaucoup de femmes nobles et lettrées, devait être de celles qui encouragèrent cet art qui inventait pour les siècles à venir l’amour courtois, certes, mais aussi une poésie non narrative, dédiée au «je» et à l’introspection. Elle écrit, elle aussi, elle est trobairitz, une «trouveuse»..., et elle se sert de sa chanson pour s’adresser à celui qu’elle aime : «Mout avetz fa lonc estage», «Vous êtes resté trop longtemps absent, cela m’est rude et sauvage, car je vous ai aimé de toute mon âme dès que pour la première fois j’ai eu le bonheur de vous voir. Or je sais que c’est folie, car vous me rendez mal pour bien : vous aimer ne m’apporte rien…. Et j’aurai donné un bien mauvais exemple aux autres dames amoureuses, car, d’ordinaire, ce sont les hommes qui font de telles déclarations, en mots triés et choisis. Eh bien, quant à moi, il me convient d’agir ainsi, et je le fais.»


Céline Magrini, voix
Vincent Magrini, guitariole, percussions, voix
Maria Zaharia, vièle à archet, rebec
Pascal Hoyer, luth-guitare, guitare classique


 EXTRAITS  :
http://www.myspace.com/ensembleazalais/music/songs



SPECTACLE MEDIEVAL

Ballade de la reine d’avril
Une fête de femmes en Provence au début du XIVe siècle

 « Jeunes filles dansant au verger », fresque d'Andrea Buonaiuti de Firenze,1365, Eglise Santa Maria Novella, Florence

Chants, musiques, danses et textes provençaux et italiens
des XIIIe et XIVe siècles

          Quelque part en Provence au début du XIVe siècle, à mi chemin entre France, Espagne et Italie, à mi chemin entre l’âge d’or des troubadours et la Renaissance italienne, des femmes célèbrent la fête du printemps, selon l’antique tradition des Calendes de mai, au son de la vièle et du tambourin. Elles le célèbrent par la musique, le chant et la danse, autour du très symbolique arbre de mai. Dans un monde très masculin où les femmes contrôlent peu de choses, cette fête est pour elles un moment privilégié, un moment à part, un peu comme l’est le Carnaval pour l’ensemble de la société. Les femmes vont choisir parmi elles celle qui sera leur Reine d’avril : une femme mariée, laquelle désignera son amant courtois pour l’année. Elles danseront en ronde pour symboliser l’énergie cosmique qui réveille la sève au creux des troncs afin que la vie reprenne. Et la reine invite les amoureux à entrer dans la grande danse universelle, tout en bannissant impitoyablement les aigris et les jaloux. Or le Jaloux est là, guettant le moment pour surgir, briser la chaîne de la carole, misant sur son autorité virile pour interrompre la fête et reprendre le contrôle. Mais c’’était sans compter avec la force du printemps, la puissance envoûtante de la musique, et certains pouvoirs de danses rituelles venues du fond des âges. 


Distribution :

Olivier Féraud, vièle à archet, luth roman, rebec
Emilie Dulieu, cornemuse, flûtes, cromorne
Francesco Quartuccio, chant, tamurre, tamburelli
Céline Magrini, chant et danse
Paloma dell’Aroyo, chant, danse et psaltérion
Aymeline Recours, danse et percussions
Myrtille Bastard, chant et danse
Helena Vautrin, chant et danse
Clotilde Foulier, danse
Mathieu Lane ; comédien


PROJET PARZUNARELLA - Rencontre avec ARONNE DELL'ORO


Chants croisés entre Provence et Italie
Chansons traditionnelles en divers dialectes italiens et provençaux. Traductions bilingues.
Arrangements pour 3 voix et deux guitares

  Rota Alba, par Aronne dell'Oro et Vincent Magrini

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En Italie, les chansonniers des troubadours d’oc ont circulé au moyen âge, et ont laissé dans la mémoire populaire italienne de nombreuses traces. En Provence la présence italienne a imprégné la culture et les arts. Le concert que nous proposons réunit sur scène Aronne dell’Oro, qui interprète depuis de nombreuses années le répertoire traditionnel de l’Italie du Sud, en les revisitant avec une sensibilité moderne, qui intègre les différents héritages méditerranéens qui ont marqué la péninsule, et l’ensemble Azalaïs, issu de Tard-Quand-Dîne, groupe avignonnais bien connu des Provençaux, spécialisés dans la chanson à texte en provençal et dans les chants de troubadours. Ils joignent leurs guitares et leurs trois voix pour explorer les liens qui unissent leurs traditions musicales et dialectales. A la fois quête des sources et création, cette rencontre célèbre l’amitié née de la musique, et une forme d’émotion toute méditerranéenne. 

 à voir : 

Aronne dell’Oro Chant, guitare

Aronne dell’Oro vit de sa musique depuis 1995. Il s’est formé en écoutant le chant des paysans du Salento, dans les Pouilles, terre d’origine de sa famille. Depuis 2001, il travaille sur les liens qui unissent la tradition du sud de l’Italie et celles des autres cultures méditerranéennes.  Il a ensuite  intégré à son répertoire des morceaux de musique ancienne (Renaissance napolitaine, cantigas du moyen âge espagnols et sépharades) remaniés dans un esprit contemporain. En juillet 2009, une rencontre avec l’ensemble Azalaïs se couronne par deux concerts au Festival Provençal du Palais du Roure, sur le thème de l’héritage des troubadours provençaux du moyen âge dans la chanson populaire italienne. Il s’est aussi produit au festival des Suds à Arles, et vient régulièrement jouer  en France.



Céline Magrini, Chant

Professeur de lettres modernes et de provençal, auteur d’une thèse de doctorat sur la littérature du Rhône, vice présidente du Centre Max-Philippe Delavouët, Céline Magrini donne actuellement des cours de littérature provençale à l’Université d’Avignon. Par ailleurs chanteuse et conteuse, elle interprète les chants de troubadours et de trouvères depuis 1986. Elle dirige l’ensemble Tard-Quand-Dîne depuis 1995 (créations d’inspiration traditionnelle), et est à l’origine de la création de plusieurs spectacles au Festival d’Avignon. Elle est aussi conférencière et auteur de divers ouvrages, dont deux recueils de légendes provençales et languedociennes parus chez Edisud (2007 et 2009) et quelques livres pour enfants.

http://www.ensemble-azalais


Vincent Magrini, Chant, guitare, guitariole (guitare à archet)

Compositeur-interprète, Vincent Magrini a composé musiques et arrangements pour l’ensemble Tard-Quand-Dîne depuis 1995, pour son groupe actuel Plexous (Rock burlesque, chanson satirique) depuis 2006. Il accompagne Céline (sa sœur) en musique médiévale depuis 1998, et a composé pour elle les arrangements du disque « Azalaïs ». Il a travaillé en collaboration avec Jean-Michel Robert (musique ancienne et improvisation), et Serge Pesce (musique improvisée). Il dirige le studio d’enregistrement La Calèche, en Ardèche.

La guitariole : 
http://www.youtube.com/watch?v=CVQs3tIihyU